Nos démocraties occidentales sont réduites à leur plus simple expression : Le droit de vote.
En France, sous la 5em république, ce droit permet de nommer un président hégémonique qui n'est même pas contraint de respecter ses engagements. Mais c'est un comptable qui ne gère que l'économie, au profit des plus riches et qui n'a que peu de réelle latitude de choix politique. Contrairement au coureur du Tour de France, lorsqu'il a triché, on lui laisse son titre. C'est dire l'importance que l'institution accorde à ce poste.
Les mouvements populaires viennent toujours de ce déni de démocratie. Le peuple vote pour un programme dans lequel on lui vend quelques perfidies qu'il est obligé d'accepter. Quand vient le moment de les mettre en œuvre, il se révolte et on lui répond que c'était dans le programme. Un petit 49,3 ferme le bec des oppositions majoritaires.
Il n'est donc pas possible d'imposer un concept prédominant dans le peuple, si les partis majoritaires ont pris parti pour un autre concept. C'est le cas de scape et de la chasse. Aucun parti n'ose s'opposer franchement à ce qu'est devenue la chasse : Une mafia stalinienne qui impose ses règles à l'état. Ce n'est pas de la diffamation, ce sont les chasseurs qui s'en vantent.
Notre vote n'a aucune valeur légale, mais elle permet une certaine légitimité pour réclamer les modifications de la législation qui permettent au non-chasseurs de profiter de la nature ET de la faune sauvage. Qui peut se vanter d'avoir observé une fois dans sa vie tous les animaux de sa faune locale ? La chasse les a rendus méfiants et nocturnes. Presque tout le monde imagine que les cerfs vivent en forêt ! Ce n'est pourtant pas un choix, la taille de leur bois en témoigne. Ils ne sont pas faits pour se faufiler dans les broussailles.
Comme dans les pays totalitaires, il nous faut trouver des chemins détournés pour réclamer des politiques qui emportent l'adhésion d'une majorité de citoyens. Les politiciens ont peur des référendums, il risque de contredire ce qu'ils veulent de bien pour ce même peuple. Ce n'est pas de la politique, c'est de l'élevage ! L'éleveur sait ce qui est bien pour son cheptel, il ne le consulte jamais, mais, comme dans une élection, il sera sanctionné en perdant tout, s'il prend les mauvaises décisions.