On ne peut pas voter la sensibilité animale le lundi et signer les arrêtés de chasse le vendredi. Depuis 2015, le Code civil reconnaît que l’animal est un être vivant doué de sensibilité. Cette reconnaissance n’est pas symbolique, elle est philosophiquement et juridiquement explosive. Elle ruine le fondement même sur lequel repose la chasse de loisir : celui de l’animal-chose que quiconque peut s’approprier par la mort. Le droit français se contredit. Il est temps qu’il s’assume.