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SCAPE

L'alternative
à la chasse

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Les rodéos sont des comportements  urbains compromettent la sécurité des usagers de la route ou qui troublent la tranquillité publique",

Les politiciens qui ont pondu les lois pour sanctionner le phénomène de rodéos urbains, sont ceux qui se comportent exactement de la même façon en campagne lorsqu'ils vont à la chasse.

Ils sont une minorité qui s'approprie un lieu accessible à tous. Ils s'estiment, de fait, seuls légitimes et méprise ou interdisent la présence des autres usagers. Ils tuent, blessent, dégradent, polluent gravement l'environnement par le plomb. Ils menacent avec ou sans arme ceux qui tentent de s'opposer à leur loisir. Ils ont un sentiment d'impunité et font passer leurs règles communautaires avant les lois de la république.
Dans les deux cas les autres usagers n'ont pas d'autres choix que de fuir ou de rester cloîtré chez eux, s'ils ne profitent pas de leur activité.

La seule différence est qu'ils ont légalisé leur pratique et l'impose aux autres usagers des lieux.
La seule règle de sécurité pour les autres usagers est de relever leur fusil dans la direction la moins risquée.
La seule protection pour eux-mêmes est de porter un camouflage orange vif.

Pour régler définitivement l'atteinte à l'ordre public du rodéo urbain, il suffirait, comme pour la chasse, de légaliser sa pratique et de réduire les règles de sécurité du code de la route, au simple port d'un costume d'identification et à une consigne pour éviter de percuter volontairement un passant.

On pourrait aussi sanctionner l'opposition à un rodéo urbain, comme est sanctionnée l'opposition à une action de chasse.

Mais cela se serait dans un état républicain ou la loi est la même pour tous. (Gueux ou zonards)

Voir aussi

Une pétition demande la interdiction de la chasse le dimanche. Si les chasseurs refusent, ils devront pourtant à la avenir partager différemment les espaces naturels.

Doit-on reconsidérer la utilisation des espaces naturels ? Pendant des décennies, les chasseurs en étaient pratiquement les seuls « propriétaires ». Forêts et espaces ouverts étaient leurs territoires à partir de la ouverture de la chasse en septembre et jusqu’à la fin de la hiver. C’était avant le développement des activités de nature, randonnée pédestre, VTT, trail, jogging.

Aujourd’hui, ces problématiques liées au partage de ces territoires sont un nouvel enjeu de société. Depuis quelques semaines la pétition "Pour un dimanche sans chasse" circule sur internet, près de 1.000 clubs, associations, centres équestres demandent que le dimanche soit un jour sans chasse.

Les chasseurs ont déjà répondu qu’ils étaient hors de question pour eux d’accepter arguant que la chasse est aussi un loisir et qu’il leur serait impossible de réguler les espèces de grands animaux (cerfs, sangliers) sans chasser le dimanche. Plus de 200.000 personnes ont signé la pétition. 

En 2000, la loi Cochet avait entre autre interdit la chasse le mercredi, jour des enfants. Six ans plus tard une autre loi autorisait à nouveau la chasse tous les jours de la semaine.

Pourtant avec la multiplication des incidents et accidents impliquant des non-chasseurs et leur très large médiatisation la pression se fait de plus en plus forte sur les chasseurs. Les fédérations ont compris qu’elles devront « négocier » et partager différemment la nature. Améliorer la formation des chasseurs et durcir les conditions d’obtention du permis ne suffit plus. La chasse au gros gibier nécessite des carabines qui tirent des balles à plus d’un kilomètre.

Même en respectant les consignes de sécurité un accident est toujours possible. Un VTTiste du Doubs était atteint par une balle au bras, il témoigne pour la première fois dans notre reportage.

 

Faut-il interdire la chasse le dimanche ?