Pour que les scènes de la vie des animaux sauvages soient authentiques, l’observateur doit ĂŞtre invisible pour le sujet observĂ©. Il peut soit se camoufler, soit ĂŞtre tolĂ©rĂ©. La technique diffère totalement selon qu’il s’agit d’un mammifère, d’un oiseau, d’un reptile ou d’un insecte. L’Ă©thologie, dĂ©veloppĂ©e par les scapeuses et les scapeurs, sera une aide prĂ©cieuse transmise des anciens aux dĂ©butants.
Un bon scape est une observation oĂą le sujet se comporte comme si l’observateur n’Ă©tait pas lĂ ! Il doit ignorer sa prĂ©sence, par un camouflage adaptĂ©, pas nĂ©cessairement visuel, mais aussi olfactif, auditif ou autre, selon la vision du monde de l’animal. Le « camouflage » parfait est celui oĂą l’homme est considĂ©rĂ© comme faisant partie de la faune locale et n’est ni un prĂ©dateur, ni une proie, pour ne pas ĂŞtre acteur de la scène observĂ©e.
L’observation rapprochĂ©e se pratique gĂ©nĂ©ralement seul. La discrĂ©tion diminue fortement avec le nombre d’observateurs. Chaque prĂ©sence supplĂ©mentaire accroĂ®t le risque de perturbation des comportements naturels. Pour tous les animaux, un rassemblement de prĂ©dateurs potentiels est un risque insupportable. Mais chaque cas est un cas particulier.
Le but Ă©tant de favoriser les opportunitĂ©s d’observation et de prĂ©server l’authenticitĂ© des comportements, les techniques modernes d’observation par camĂ©ra se dĂ©veloppent de plus en plus. Bien maĂ®trisĂ©es, elles sont très efficaces et utilisĂ©es par les scientifiques et, hĂ©las, par les chasseurs. Elles font perdre toute l’Ă©motion d’une observation en prĂ©sence, qui est la première raison de pratiquer la scape. Les scapeurs s’en servent pour prĂ©parer une observation ou pour immortaliser des scènes nocturnes ou difficilement observables.