la scape

Observer &
Immortaliser

SCAPE

L'alternative
à la chasse

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III. Conséquences de la chasse pour la biodiversité

1) Impacts quantitatifs sur la faune

La chasse a un impact quantitatif sur les espèces, en diminuant les effectifs des populations principalement par la mortalité directe (les «prélèvements ») et les dérangements qu’elle provoque.

a) La mortalité, conséquences directes sur les effectifs des espèces :

Ainsi que nous l’avons vu, environ 40 à 50 millions d’animaux sont tués par les chasseurs chaque année. En un simple week-end de chasse, les chasseurs tuent environ 300 000 oiseaux soit le nombre de victimes du naufrage de l’Erika.Des chiffres tout à fait disproportionnés par rapport aux milieux et aux espèces.
Selon komitee.de et presseportal.ch « Malgré la précarité de nombreuses espèces, plus de 100 millions d’oiseaux sauvages sont vraisemblablement tués en Europe chaque année.

Cette étude sur les effets de la chasse aux oiseaux fournit les preuves indiscutables d’une hécatombe, qui accélère ainsi la baisse des effectifs de certaines espèces. « Si vous aligniez tous les animaux tués en une année, ils couvriraient une distance de 41 000 kilomètres et représenteraient un poids total de 66 000 tonnes », déclare Heinz Schwarze, président du Committee against Bird crime, ce qui selon lui donne une idée de l’étendue des ravages de la chasse.

Pour H. Schwarze, il est inadmissible qu’une minorité de chasseurs du dimanche mettent en danger la biodiversité commune à tous les Européens.

En tête, se trouvent les chasseurs français qui tuent à eux seuls plus de 25 millions d’oiseaux ! »
Par la mortalité qu’elle provoque, la chasse intervient directement sur les populations des espèces chassables en diminuant les effectifs.
Chaque animal tué constitue un reproducteur en moins pour les années suivantes. Parfois, les « prélèvements » peuvent même être supérieurs au taux de renouvellement de l’espèce.

Pour celles fragilisées par d’autres causes, comme c’est le cas pour beaucoup du fait même du développement des activités humaines, la pression de la chasse peut s’avérer fatale.Lorsque la chasse n’est pas la cause principale de la disparition d’une espèce, elle est un facteur particulièrement aggravant, en accélérant la baisse des populations de l’espèce b.
Le dérangement, méfaits sur la dynamique des espèces
Les dérangements occasionnés par les chasseurs sont également très préjudiciables, d’autant plus qu’ils concernent également les espèces protégées. Ils entrainent eux-aussi, de manière indirecte, une baisse des effectifs.

– Il suffit d’imaginer un groupe de limicoles dans une zone humide. A peine se sont-ils posés, que déjà des coups de fusils, leur étant destinés ou non, les effarouchent et les contraignent à s’envoler ailleurs. Or en hiver, les réserves énergétiques des oiseaux sont affaiblies, ces dérangements répétés, par les chasseurs, peuvent leur être fatals.
A partir du début du mois d’août, les chasseurs viennent chasser dans les zones humides. Or, des espèces sont en période de nidification ou d’élevage des jeunes. Au dérangement des coups de fusil, s’ajoute la présence des chiens.

Ainsi, de nombreux nids ou oisillons sont détruits. Grèbes, guifettes, butors, tadornes, rousseroles et autres espèces protégées en sont les victimes. En janvier/février, de nombreuses espèces débutent leur reproduction (hérons, grèbes, cygnes, etc.).
La présence des chasseurs leur est également très néfaste.

– Les chasses à courre, loin d’être écologiques comme le prétendent parfois les veneurs (depuis quand absence de fusil = chasse écologique ?), sont très perturbatrices pour les animaux sauvages.

Alors que des documents et panneaux de l’ONF recommandent d’être discrets lors de nos promenades en forêt afin de ne pas déranger la faune, les veneurs n’ont aucun scrupule à rompre cette tranquillité.

Comme le nom l’indique, « chasse à cor et à cri », elle est extrêmement bruyante et les allées-venues sans cesse de la meute, des cavaliers et des suiveurs à pied et en voiture perturbent la faune.

– Les battues, également par définition très bruyantes et dérangeantes, ont elles aussi de ce point de vue un impact très important.
Des espèces protégées sensibles au dérangement peuvent être considérablement perturbées (rapaces notamment).
– La « divagation » des chiens de chasse représente également une nuisance conséquente.

Des études ont montré que ces dérangements se traduisent notamment par une modification de la distribution géographique, des pertes d’énergie entrainant une diminution de survie, et une baisse du succès de reproduction, donc, au final, une diminution des effectifs des espèces. Le rapport «

Effets du dérangement par la chasse sur les oiseaux d’eau, 2003 »,

synthèse d’une soixantaine d’études et ouvrages scientifiques, est édifiant.Une modification de la distribution géographique et des effectifs locauxLa chasse induit une modification de la distribution géographique des espèces, particulièrement visible chez les oiseaux d’eau. Sur les sites chassés, les densités des espèces d’oiseaux sont généralement 5 à 50 fois inférieures aux autres sites.

Les scientifiques Frikke et Laursen ont montré que la présence d’un seul chasseur pour 1 km de côte (ou moins de 50 coups de fusil par heure), entraine l’abandon du site par les canards de surface.
Cela provoque notamment une sous-exploitation des zones chassées et, réciproquement, une surexploitation trophique des espaces non-chassés.

La modification de la taille des populations et la création de fortes concentrations d’individus peut également nuire à l’espèce (apparition d’épizooties, etc.).Des pertes d’énergieLes dérangements entrainent des pertes d’énergie. En effet, ils déclenchent des activités coûteuses en énergies (envols et déplacements, surveillance, etc.) et diminuent le temps accordé aux activités permettant d’acquérir de l’énergie (repos, nourrissage, etc.)

Selon ce rapport, « les fuligules milouins stationnés sur une réserve en Irlande consacrent en moyenne 3,5 fois moins de temps diurne à l’alimentation pendant la période de chasse (autour de la réserve) que lorsque la chasse est fermée. », « la dépense énergétique engendrée par les dérangements sur les Bernaches cravants du Norfolk (GB) augmente de 11 à 38% selon les cas (Riddington et al., 1996).
Les simulations indiquent une augmentation de l’ordre de 25% de la dépense énergétique journalière pour un dérangement total inférieur à 50 minutes par jour » et « chez les canards, l’accroissement de vigilance pendant le sommeil à cause des dérangements pourrait, en sus des conséquences physiologiques d’une privation de sommeil, avoir également un impact sur la balance énergétique. »

Les oiseaux d’eau étant également chassés la nuit, il en résulte une perte d’énergie (envol) et un manque d’acquisition d’énergie (repos et nourrissage difficile) encore plus importants.

Ce même phénomène a été observé chez d’autres espèces animales, notamment pour les cervidés où les dérangements provoqués par la chasse, génèrent des pertes d’énergie (déplacement, diminution
du nourrissage) notamment lors des hivers rigoureux.Les pertes
d’énergie, qui provoquent une diminution des réserves lipidiques et
protéiniques, se traduisent par des populations affaiblies et une augmentation de la mortalité.

* Une diminution de la reproduction

Les dérangements modifient les horaires de déplacements journaliers de certaines espèces, mais peuvent aussi, pour les espèces migratrices, avancer les départs des oiseaux et retarder leur arrivée.
Une étude réalisée en Finlande a montré que le dérangement causé par l’ouverture de la chasse provoque un départ prématuré de 75% des oiseaux.

A l’inverse, lors de la migration prénuptiale, cela se traduit souvent par une arrivée plus tardive sur les lieux de reproduction. Les animaux ont de moins bonnes conditions physiologiques (diminution de la masse corporelle, graisse et muscles, liée aux pertes d’énergie), ont un stress accru et sont bien entendu moins nombreux puisque la mortalité est augmentée.

En conséquence, le nombre d’individus aptes ou enclins à se reproduire diminue, et les conditions de reproduction sont dégradées (ponte tardive et moindre pour les espèces migratrices, reproducteurs fragilisés, etc.)

2) Impacts qualitatifs sur la faune :

Nous venons d’aborder les conséquences quantitatives de la chasse sur les espèces. Il s’agit de la diminution des effectifs des populations, provoquée de manière directe par les « prélèvements » ou indirecte par le dérangement qui influencent la dynamique de l’espèce (mortalité importante, baisse du succès de reproduction).Trop souvent, nous avons tendance à nous limiter à cet aspect « comptable ».Or, la chasse a également un impact négatif non négligeable sur le comportement et l’état de santé des espèces chassées, qu’il conviendrait de mieux prendre en compte. Ainsi, cette seconde partie sera consacrée à l’étude de l’impact qualitatif de la chasse. Nous nous limiterons aux trois principaux effets :

– l’augmentation des distances de fuite et la sélection d’individus stressés,
– la contamination par le saturnisme (plombs des cartouches),
– les conséquences des lâchers de « gibier ».

Notons qu’une population affaiblie sera souvent moins apte et encline à se reproduire, l’aspect qualitatif peut donc aussi impacter l’aspect quantitatif.

a) La « Sélection » d’animaux craintifs aux distances de fuite anormalement élevées

Les espèces sauvages possèdent chacune leur distance de fuite, c’est-à-dire la distance minimum qu’elles acceptent les séparant des individus qu’elles considèrent comme potentiellement dangereux. Ces distances sont programmées génétiquement, suivant le type de prédateurs et leur mode de chasse, le milieu où l’espèce vit, etc. Quelques-unes montrent naturellement une certaine tendance à la curiosité. Ainsi, craintif et sauvage ne sont pas synonyme. Beaucoup d’entre elles ont naturellement une distance de fuite relativement faible (quelques mètres ou quelques dizaines de mètres). Dès lors, il n’est pas difficile de comprendre le problème se posant avec les chasseurs qui, loin de se comporter comme un prédateur naturel, utilisent des armes permettant de tuer l’animal bien au-delà de sa distance normale de fuite. Par ailleurs, certaines espèces intègrent fortement la relation entre présence de l’homme et danger de mort, ce qui les amène à fuir dès la perception olfactive ou auditive de l’être humain.
La chasse élimine donc progressivement les animaux ayant une distance de fuite naturelle. Année après année, la proportion d’individus anormalement peureux et méfiants augmente.

Le Docteur et naturaliste Roger Mathieu, qui s’est particulièrement intéressé à ce problème, affirme que :
« La chasse effectue, sur toutes les espèces, une sélection artificielle en éliminant prioritairement les individus peu sensibles à la présence humaine (très vulnérables au tir…) et en favorisant les individus très farouches : ceux qui statistiquement ont une bien meilleure chance d’échapper aux chasseurs.
Ce ne sont pas les animaux qui sciemment « apprennent » à se méfier des hommes (explication classique mais généralement erronée), mais bien une sélection (ici artificielle), de type darwinien : seuls survivent les individus inapprochables au détriment du génotype calme et tolérant, progressivement éliminé par le tir. ».
Ce phénomène est visible notamment chez les oiseaux d’eau et grands ongulés (cervidés et chamois)

« Cette population sélectionnée par la chasse est constituée d’individus stressés, très sensibles au dérangement. La traduction biologique est une population fragilisée et démographiquement peu dynamique. ».

Cela peut également entrainer une réduction des domaines vitaux, un décantonnement, une faiblesse physiologique et à terme génétique des espèces, donc notamment une moindre résistance aux maladies.

En outre, par conséquent,
« le développement d’un tourisme nature peut s’avérer particulièrement néfaste en augmentant le stress des animaux. Dans ce cas, ce n’est pas l’observation par le public de la faune qui en est cause, mais la chasse qui a sélectionné une population animale très sensible au stress ». Il conclut en indiquant qu’il s’agit d’une véritable « manipulation génétique effectuée à l’aide du fusil… ».

Enfin, les conséquences concernent également le promeneur pour qui il devient difficile d’apercevoir des animaux sauvages. Roger Mathieu mentionne que « chasse et observation de la faune par le grand public ne sont pas compatibles » et qu’il faut choisir entre « Permettre au plus grand nombre d’observer dans de bonnes conditions une nature vivante non-stressée ou encourager la chasse pour satisfaire moins de 2% des citoyens ? »

b. Le problème du plomb :

L’utilisation du plomb pour les munitions des armes des chasseurs est extrêmement néfaste pour la faune. France Nature Environnement expliquait qu’ « en Camargue, 2 millions de plomb par hectare et par an sont déversés dans la nature. Les plombs de chasse sont ingérés par les canards à la place des graviers permettant à leur gésier de broyer des aliments. Les canards meurent de saturnisme qui se traduit par des diarrhées, des amaigrissements, une paralysie, etc. ». Une maladie grave qui touche, bien entendu, les espèces protégées également.

FNE poursuivait en indiquant qu’ « Il apparaît que 62 % des canards pilet et 60% de milouins sont contaminés par le saturnisme. Dans certains étangs, marais et prairies humides, on trouve jusqu’à 5 millions de plombs par hectare. », chiffres montrant l’ampleur duphénomène. Des études avaient montré que les chasseurs diffuseraient dans la nature environ 6 000 tonnes de plomb chaque année.Les prédateurs se contamineraient en consommant des animaux atteints et des problèmes auraient été recensés chez les animaux domestiques (vaches notamment).C’est ainsi que les associations de protection de la nature ont depuis longtemps demandé d’interdire l’utilisation de plomb. De nombreux pays avaient déjà procédé à cette mesure évidente, la France s’est enfin décidée en 2005. L’utilisation de la grenaille de plomb est désormais interdite en zone humide, ce qui n’empêche pas quelques chasseurs de continuer à l’utiliser, ces derniers s’étant activement employés à retarder l’interdiction de ce métal.
« L’acier tue moins bien que le plomb », disaient-ils.

Nous pourrions également évoquer le problème des cartouches non ramassées. On en aperçoit ça et là dans la nature, et dans certaines régions, près des postes habituels de tir, il s’agit de véritables « tapis » de cartouches.Par ailleurs, mentionnons que l’industrie des armes est extrêmement polluante.
Si le dépôt des munitions (plombs, douilles) dans la nature constitue une nuisance écologique, la fabrication des balles et cartouches est également source de pollution.

c. Les lâchers d’animaux élevés

Ainsi que nous l’avons vu précédemment, les populations des espèces classées « petit gibier » sont en diminution. Afin d’avoir suffisamment de cibles, les chasseurs procèdent à des lâchers d’animaux élevés.
Près de vingt millions d’animaux élevés (perdrix, faisans, canards, lapins, lièvres, etc.) seraient annuellement relâchés dans la nature en France. Non seulement cette pratique ne renforce pas les effectifs des populations sauvages, mais au contraire, elle leur porte gravement atteinte et elle constitue une véritable menace pour la faune.

L’élevage influe sur le comportement des animaux.
Il induit une perte des comportements innés par la réduction voire la disparition de caractères héréditaires nécessaires à la suivie en liberté.
Les comportements acquis sont également perturbés : dans la nature, les jeunes apprennent par imitation à se nourrir, se méfier des différents dangers (prédateurs, routes), etc.

« Des modifications du comportement provoquées par la captivité ne peuvent jamais consister qu’en diminution, en atténuation des comportements instinctifs », indique K. Lorentz. Ainsi, lâchés dans la nature, ces animaux s’en trouvent complètement désorientés.

Ils peinent à s’alimenter et, peu farouches (lorsqu’ils ne sont pas totalement imprégnés à l’homme), ils constituent des proies faciles pour les prédateurs.
Ils sont généralement peu enclins à se reproduire et, le cas échéant, la reproduction se solde souvent par un échec (nid mal construit ou mal placé, etc.). Bref, inadaptés à la vie sauvage, ces animaux ne peuvent renforcer les populations sauvages.

« Dans ces conditions, le gibier n’est lâché que pour satisfaire à court terme le chasseur. En conséquence il est fréquemment observé une baisse corrélative des populations naturelles de la même espèce. » constatent P. Havet et F. Biadi, ONCFS.Par ailleurs, certains animaux élevés, provenant à l’origine de populations sauvages géographiquement éloignées, se retrouvent lâchés dans un climat et un milieu qui leur sont inadaptés.
Ceci est encore plus flagrant lorsqu’il s’agit de l’espèce elle-même qui n’est pas adaptée au biotope (perdrix rouges lâchées sous les pins de la forêt landaise, faisans lâchés au milieu des vignes du midi, etc.).

â–  Apport de maladies :

Les élevages, où les animaux sont souvent très nombreux (plusieurs milliers), sont propices au développement de virus, bactéries et autres parasites. Lorsqu’ils sont lâchés dans la nature, les animaux sont quasiment tous porteurs de germes. Ainsi, des maladies d’enclos sont introduites dans la nature et contaminent les populations sauvages déjà menacées.
Beaucoup d’animaux lâchés étant importés (Europe de l’Est notamment), ce sont parfois des maladies exotiques qui sont véhiculées faisant des ravages chez l’espèce sauvage autochtone qui est vulnérable à la maladie jusqu’alors inconnue.

A titre d’exemple, nous pourrions citer la maladie virale hémorragique (V.H.D.), le parasite micipsella numidica ou encore la tularémie, décimant les populations naturelles de lièvres.

■ Des pollutions génétiques:

Une autre conséquence désastreuse des lâchers d’animaux est la pollution génétique, préjudiciable à l’avenir des espèces, qu’ils occasionnent.

µ L’impact peut être d’ordre physiologique. A titre d’exemple, citons l’ANCER qui indique que « le croisement de mâles de forte corpulence originaires des pays de l’Est (où les animaux sont habituellement plus corpulents) avec des femelles d’Europe occidentale ou méridionale nettement plus petites, crée un problème physique de passage du foetus dans le bassin qui peut se solder par de nombreuses pertes lors des mises bas et avoir pour conséquence un faible taux de réussite dans la reproduction. ».

µ Peut également se poser un problème d’ordre chromosomique.
En effet, des individus d’une même espèce, ayant évolué séparément (car géographiquement éloignés), peuvent avoir d’importantes différences génétiques.
L’ANCER poursuit en mentionnant qu’ « il semblerait que le croisement d’individus indigènes avec des individus issus de populations génétiquement très éloignées peut aller jusqu’à poser des problèmes de fertilité, de viabilité des gamètes, voire de stérilité dans la deuxième génération comme c’est habituellement le cas avec des croisements interspécifiques (hybrides stériles). »
Généralement, les animaux lâchés sont issus, à l’origine, d’un petit noyau initial de quelques reproducteurs. Ils ont alors une faible variabilité génétique, ce qui appauvrira le patrimoine génétique de l’espèce.
Or, le patrimoine génétique est déterminant dans la survie et l’adaptation de l’espèce en cas de changement des conditions (biotope, climat, etc.) de son environnement.

*Ainsi que nous l’avons évoqué plus haut, les chasseurs lâchèrent également des cochongliers, croisement volontaire entre sanglier et cochon, afin d’obtenir une espèce plus prolifique. Dans nombre de départements, on retrouve ces animaux au pelage gris, ayant altéré le
patrimoine génétique du sanglier. Cette pollution génétique et le développement d’hybride, causés par les animaux relâchés par les chasseurs, est un problème particulièrement inquiétant.