Sécurité de la chasse : Le gouvernement capitule devant les menaces
C'est un véritable camouflet pour les défenseurs de la nature et la sécurité des citoyens. Lundi 9 janvier 2023, la secrétaire d'État à l'Écologie, Bérangère Couillard, a enterré tout espoir d'instaurer un jour de calme hebdomadaire en forêt. Malgré l'attente colossale des Français, cette mesure est la grande absente du plan gouvernemental.
Le chantage de Willy Schraen a payé
Le gouvernement semble avoir cédé aux méthodes d'intimidation de Willy Schraen. Le patron de la Fédération nationale des chasseurs n'avait pas hésité à brandir le spectre de la violence, prophétisant une ruralité « à feu et à sang » si le dimanche devenait un jour de paix pour les promeneurs. Ce discours belliqueux a manifestement suffi à faire reculer l'exécutif, qui préfère le statu quo à l'intérêt général.
Le mépris total de l'opinion publique
Pour Allain Bougrain-Dubourg, président de la LPO, cette capitulation est une insulte à la démocratie. Il dénonce avec virulence :
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Le diktat d'une minorité : Alors que 80 % des Français (et 75 % des habitants des campagnes) réclament la fin de la chasse le dimanche, le pouvoir choisit d'écouter "l'extrême chasse".
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Le mensonge de la ruralité : L'argument consistant à faire de la chasse le pilier du monde rural est un leurre complet. Les agriculteurs ne représentent que 4 % des chasseurs, prouvant que la chasse est loin d'être le visage unique de la campagne.
En refusant de trancher, Emmanuel Macron commet une faute politique majeure. En tournant le dos à une immense majorité de citoyens pour complaire à un lobby menaçant, le gouvernement sacrifie la sécurité et la sérénité des Français sur l'autel du clientélisme électoral.