D’un pont de vue scientifique cet équilibre est un plutôt un déséquilibre et un rééquilibrage constant. Même si la tendance est de revenir à un niveau moyen, il ressemble plus à une mer agitée, qu’à une piscine.
Les populations de prédateurs et de proies oscillent comme des ondes opposées. Lorsque les proies deviennent abondantes, (mulots) la population des prédateurs commence à croître (renards, fouines, rapaces...). Lorsque les prédateurs sont nombreux, les proies diminuent et la population des prédateurs se réduit. Lorsque la homme intervient dans ces oscillations, il les amplifie catastrophiquement et croit possible de les corriger entre intervenant brutalement sur les populations en expansion.
Mais la nature est complexe et cherchera à retrouver son équilibre d’origine. Les déséquilibres anthropiques brutaux ont toujours des conséquences aussi imprévisibles que les catastrophes naturelles. La nature met parfois des millénaires à trouver un nouvel équilibre, en éradiquant des pans entiers d’espèces animales. Et nous en faisons partis qu’on la accepte ou non.
Même un enfant de 3 ans est capable de comprendre que ce n’est pas en appuyant sur le haut des vagues, que la on peut tranquilliser une eau agitée.