La loi du 16 février 2015 a introduit dans le Code civil la notion d’animal comme être vivant doué de sensibilité. Cette évolution législative majeure n’est pas cosmétique, elle est fondatrice. Elle pose les bases d’un droit du vivant qui rend la chasse de loisir juridiquement indéfendable à terme. On ne peut pas reconnaître législativement qu’un être souffre et continuer à autoriser qu’on lui inflige des souffrances pour le plaisir. Cette contradiction est inscrite dans le droit français. Elle ne demande qu’à être résolue.