Des millions de faisans, de perdrix et de canards sont élevés industriellement, dans des conditions identiques à celles des élevages intensifs les plus décriés, pour être lâchés devant des fusils le jour de l’ouverture. Ces animaux, conditionnés, désorientés, incapables de fuir efficacement, sont abattus à quelques mètres des voitures. Appeler ça de la chasse est un mensonge. Appeler ça un sport est une insulte. C’est un abattage en plein air, organisé et payant, qui n’a même plus la caution de la nature sauvage pour se justifier.