Lorsque que les états sortent de la barbarie, ils remplacent les guerres par la diplomatie. En dehors de l'intérêt étique pour les populations de "chair à canon", l'Europe démontre que la diplomatie est bien plus efficace pour l'évolution de la société. Même si, tenir compte des intérêts de chacun, est un puissant frein aux progrès technologiques.
Actuellement, il nous semble évident d'organiser diplomatiquement nos relations avec les autres peuples, avant de faire intervenir les armées. Mais on peut s'interroger pourquoi il n'en est pas de même avec nos frères animaux. Notre relation avec eux est soit liée à l'esclavage, soit au conflit armé.
L'esclavage animal a bien évolué. Les anciens esclaves sont maintenant des animaux de compagnie dont le sort est parfois plus enviable que celui des humains.
La guerre contre la faune sauvage, elle, ne fait qu'empirer. Tuer n'est plus une obligation pour se nourrir, mais un loisir. Même la régulation n'est qu'un alibi pour ce plaisir malsain. Détruire a longtemps été le seul réflexe pour rétablir les déséquilibres de notre exploitation outrancière de la nature. On sait pourtant, que limiter la reproduction est beaucoup plus efficace et durable, que de massacrer les populations envahissantes.
En confiant ces massacres aux chasseurs, les gouvernements ont provoqué l'extermination des prédateurs et la démographie galopante des cibles préférées des chasseurs.
Le sanglier en est une démonstration flagrante. Depuis que l'on a confié, il y a trente ans, la régulation des sangliers aux chasseurs, leur population a été multipliée par cinq. Les chasseurs tuent de plus en plus de sangliers chaque année, mais ils favorisent sa reproduction. Ils sont maintenant débordés et ne peuvent plus maitriser leur boom démographique. D'autant qu'ils exterminent ses prédateurs.
Le statut de la chasse précise que son but est de défendre les intérêts des chasseurs et de gérer durablement le gibier.
Mission accomplie ! du moins en ce qui concerne le sanglier.
Le premier tour de force a été de permettre une explosion démographique de sangliers, grâce aux subventions de l'État pour la limiter. L'autre est d'être retenu comme la solution du problème qu'ils ont eux-mêmes provoqué.
Petite précision : La viande de gibier est considérée comme impropre à la consommation. Elle est interdite aux enfants et aux femmes non stériles !
La viande de gibier n'est évidemment pas tracée. Il se nourrit dans les champs en cour de traitement, et reçoit de nombreuse volée de plomb avant le coup fatal.
scape propose une autre relation avec les animaux de nos campagnes et préconise des solutions scientifiques plus efficaces pour rétablir l'harmonie de la biodiversité naturelle. Il est possible et de l'intérêt des paysans de rétablir la diversité biologique. Ceux qui ne chassent pas réclame la réduction drastique du nombre de sangliers et l'élevage de renards pour limiter les rongeurs et assainir la campagne.
Ça reste à prouver ! les chasseurs ne sont peut-être pas les principaux destructeurs de la biodiversité. Mais ce sont les seuls qui la revendiquent dans les objectifs de leur association.
La gestion égoïste et mercantile de notre planète par une minorité, entrainera notre perte.
Il n'y pas d'autre planète accessible, vivable.