Catherine Le Troquier alerte à son tour. “Je n’interviens pas comme maire de Valaire, mais comme relais, en tant que citoyenne du département. Pour relayer au niveau local les inquiétudes des citoyens non chasseurs qui m’ont interpellé et des associations qui ont sollicité le Sénat et les députés. Une belle hypocrisie que cette loi ! Ne nous laissons pas enfumer le 25 janvier,” constaste-t-elle. “Les citoyens ne sont pas entendus, mais l’opinion populaire est moins couarde depuis la mort de Morgan Keane (le jeune homme de 25 ans est décédé dans le Lot en décembre 2020 en coupant du bois dans son jardin suite à une balle de chasse accidentellement reçue au thorax lors d’une battue, tirée par un chasseur qui l’avait confondu avec un sanglier, ndrl). Le texte Cardoux est en faveur des chasseurs et de la propriété privée, mais toujours au détriment de la faune sauvage et des non chasseurs. Il va entériner un système encore plus répressif pour les non chasseurs ! Cela va pénaliser les associations et refuges animaliers, les promeneurs et d’autres oubliés de la loi Cardoux. Ce n’est pas une avancée historique. Les contraventions prévues excluent les chasseurs de l’amende d’intrusion dans les propriétés privées ! De plus, la chasse en enclos, qui devait à l’origine être interdite, restera autorisée dans les anciennes grosses propriétés. Encore une fois, on voit ici la façon d’agir de chasseurs pour appuyer leurs privilèges, terrorisant plus de 98 % d’entre nous. On voit d’ailleurs sur les réseaux que les chasseurs ne se privent pas d’en rire, se moquant des élus et des associations qui ont approuvé un peu trop vite la PPL Cardoux. Celle-ci brouille les cartes, cela ne va rien régler, c’est un écran de fumée !» Précisons que l’ex-loir-et-chérien et conseiller régional devenu député d’Indre-et-Loire, Charles Fournier (EELV), a d’ores et déjà déposé une proposition de loi « pour une chasse plus respectueuse de la nature et de ses usages »…Le ministre de l’agriculture, Marc Fesneau (Modem), insiste de son côté. « C’est historique. Un pied enfin mis dans la porte, vous verrez. »